Fleur de la semaine : agastache

L’été bat son plein, la ville est un jardin et nos abeilles rapportent précieux pollen et nectar à la ruche, inlassablement.

Cette semaine, pourtant, on se croirait en 1962 devant le portrait alarmant que Rachel Carson dressait du DDT et de ses dérivés, dans son célèbre livre Silence Spring. Une revue de la littérature scientifique a révélé (ou plutôt confirmé) les impacts catastrophiques des pesticides néonicotinoïdes sur les abeilles, mais aussi les papillons, les oiseaux et les verres de terre.

Envie de passer à l’action? En plus de signer une pétition, manger bio, écrire au gouvernement, vous pouvez continuer à planter des fleurs mellifères exemptes de pesticides!  Cette semaine : l’agastache, une belle fleur violette et svelte.

agastache

source de l’image

Nom : agastache
Nom latin : A. nepotoides
Floraison : juin à septembre
Insectes attirés : abeilles et autres pollinisateurs
Conditions de croissance : sol sec
Développement : vivace
Usages : ornementales

Source :

agriréseau

Création de nucléis

Lundi dernier nous avons fait ce que l’on appelle un “split” en bon franglais. Cette intervention consiste à prélever quelques cadres de couvain et de nourriture (miel et pollen) et une poignée d’abeilles sur une ruche, qu’on appelle ruche-mère (parent hive), pour la transférer dans une nouvelle hausse, le nucléi (noyau en latin) ou nuc.

La nouvelle hausse, prête à accueillir les 3 cadres de couvain et le cadre de nourriture pour créer un nucléi.

La ruche-mère (à gauche) et le nucléi (à droite).

Il y a plusieurs raisons de faire des nucléis, mais dans notre cas c’était tout simplement pour créer une nouvelle colonie et pour prévenir l’essaimage en donnant plus d’espace de ponte à la reine. Nous sommes en plein dans la saison d’essaimage et nous avons trouvé plusieurs (près d’une trentaine!) cellules royales d’essaimage. En règle générale, ces cellules sont situées en bas des cadres, alors que les cellules de remérage sont moins nombreuses et se retrouvent plutôt au centre des cadres. Nous avons pris bien soin de les détruire afin d’éviter que le tiers ou la moitié de nos abeilles décident de partir avec la vieille reine..

Supercedure cells (in the middle of the frame)

Cellules de remérage (au milieu du cadre)

Bien que ce soit le mode de reproduction le plus “naturel” de la colonie, c’est aussi une perte pour les apiculteurs et un coup de publicité négative dont nous pourrions bien nous passer. Bien que les abeilles soient extrêmement douces lorsqu’elles essaiment, la vue d’un nuage ou d’une boule de plusieurs milliers d’abeilles a de quoi effrayer ceux qui ne s’y connaissent pas.

Cellule d'essaimage (en bas du cadre)

Cellule d’essaimage (en bas du cadre)

L’âge des abeilles détermine leur rôle dans la ruche. En général, plus les abeilles sont proches du couvain, plus elles sont jeunes. Les butineuses sont donc les plus âgées de la colonie. Ce sont aussi celles qui sont le plus habituées à l’odeur de la vieille reine, et qui risquent donc d’avoir plus de difficulté à accepter la nouvelle reine qu’on introduira dans le nucléi après une courte période (24-36h) pendant laquelle on laisse le temps à la ruche de se rendre compte qu’elle n’a plus de reine. C’est pourquoi nous avons effectué notre intervention vers la mi-journée, alors que les butineuses sont à l’extérieur de la ruche. Ajoutons qu’il est mieux d’effectuer des interventions aussi invasives alors que la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur de la ruche est moindre, de façon à minimiser le stress pour les colonie.

Nous avons brossé un cadre de jeunes abeilles dans chacun des nouveaux nucléis puis nous en avons déplacé un au rucher de McGill (situé à environ 1km de là) pour éviter que les abeilles du nucléi ne retournent à la ruche-mère. L’autre nucléi est allé à une de nos membres, qui nous avait confié ses abeilles juste avant la saison froide. Vingt-quatre heures plus tard, nous avons introduit une reine fécondée fraîchement arrivée d’Api Culture Hautes Laurentides à l’intérieur du nucléi.

Le matériel dont nous avons eu besoin pour cette intervention.

Le matériel dont nous avons eu besoin pour cette intervention.

Enfin, nous avons éliminé la reine de la vieille ruche de McGill, qui avait passé l’hiver mais restait très faible. Nous avons attendu 24h puis nous en avons réintroduit une nouvelle. Une fois la reine introduite, il est recommandé d’attendre de 8 à 10 jours avant de voir si la reine a été acceptée et si elle a commencé à pondre. Nous y retournerons donc cette fin de semaine pour voir si tout a bien fonctionné!

Continuez à nous suivre, parce que bientôt nous vous parlerons de notre expédition chez Alain Péricard, du Rucher Apis, qui nous a vendu quelques nucléis qui viendront compléter notre cheptel!

Fleur de la semaine : l’asclépiade

En cette semaine de la pollinisation, on vous présente la meilleure amie des monarques, aussi appréciée des abeilles : l’asclépiade (milk weed in english). Cette fleur, dont l’habitat tend à disparaître, est essentielle pour la survie du papillon emblème. Le monarque pond ses oeufs sous les feuilles de l’asclépiade, dont la chenille se nourrit à la naissance. Vous vous demandez quoi planter pour compléter votre balcon ou vos plates-bandes? Ne cherchez plus!

monarch-butterfly-milkweed

source de l’image

Nom : asclépiade commune
Nom latin : Asclépias syriaca
Floraison : juillet et août
Insectes attirés : abeilles et autres pollinisateurs
Conditions de croissance : sol très sec, terrains vagues et champs
Développement : vivace
Taux de sucre : 37 %
Usages : habitat du monarque, comestible lorsque cuite (jeune tige, bouton de fleur, fruit)

Sources :

agriréseau
mapaq

Fleur de la semaine : la bourrache

Pour continuer notre portrait de fleurs à planter en ville pour gâter les abeilles, nous vous présentons cette semaine la bourrache. Cette belle fleur bleue-mauve et velue pousse très facilement, parole de scout! Elle dégage une odeur de concombre qui saura attirer les pollinisateurs. Petite mise-en-garde : manipulez le plant avec des gants, ses petits «poils» peuvent être irritants pour la peau, c’est moi qui vous le dit.

bourrache

Nom : bourrache
Nom latin : Borago officinalis
Floraison : mi-juillet à mi-septembre
Insectes attirés : abeilles et autres pollinisateurs
Conditions de croissance : soleil ou mi-ombre, sols pauvres
Développement : annuelle qui se resème elle-même
Usages : comestible : les fleurs et les feuilles sont utilisées en salade, en infusion ou pour parfumer les desserts.

Sources :
agri-réseau

Fleur de la semaine : le pissenlit

L’un des moyens de venir en aide aux abeilles en ville est de leur fournir de la nourriture. Voilà pourquoi nous débutons une série de portraits de plantes mellifères à raison d’une fleur par semaine. Débutons aujourd’hui avec la reine du printemps, la préférée des enfants, la «mauvaise herbe» des pelouses parfaites : le pissenlit.

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Nom : pissenlit, dandelion
Nom latin : taraxacum officinale
Floraison : avril à juin
Insectes attirés : abeilles et bourdons
Conditions de croissance : plein soleil, sol varié
Développement : vivace, envahissante, se resème facilement
Potentiel nectarifaire : élevé
Potentiel pollinifère : élevé
Taux de sucre : 51 %
Usages : comestible et médicinale :
feuilles (salade), fleurs (vin de pissenlit), racines (tisane)

Sources :
CRAAQ
agri-réseau

Inspection des ruches du Santropol Roulant!

Lundi dernier, nous avons effectué notre première inspection de l’année. Pour certain(e)s, il s’agissait aussi de la première fois qu’ils mettaient les mains dans les ruches! Les photos que nous avons intégrées dans cet article ont toutes été prises par Jasmine Waheed, photographe professionnelle.

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Les abeilles étaient très calmes, les ruches étaient fortes (malgré un taux élevé d’infestation aux infâmes varroa destructor) et nous avons aperçu les deux reines, qui semblaient en santé. Elles sont toutes deux marquées de rouge, ce qui indique qu’elles ont été achetées l’an dernier. Les ruches dégageaient une odeur agréable et nous n’avons pas observé de signes de maladies.

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La ruche sud était nettement plus avancée que celle du nord, et presque tous les cadres étaient occupées par du couvain dans tous les stades : oeufs, larves, couvain operculé (fermé). Nous avons même assisté à quelques naissances, comme sur la photo, juste à côté du doigt de Jonathan! Cela signifie que la population de la ruche va exploser d’ici une semaine – et peut-être même avant! En effet, puisque le couvain est operculé dès le 9e jour et que les abeilles en sortent le 21e jour, il ne peut se passer qu’une douzaine de jours entre la naissance et le moment où on remarque que le couvain est operculé. Puisque nous ne savons pas quand le couvain a été operculé, il n’y a aucun moyen de savoir quand les abeilles en émergeront – cela pourrait très bien déjà avoir eu lieu! Sauf en ouvrant les ruches fréquemment, il n’est pas possible d’en être sûr(e). Toutefois, nous essayons de minimiser les interventions sur nos ruches puisque celles-ci constituent une grande source de stress pour les colonies.

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Nous hivernons nos abeilles dans des colonies de deux hausses gorgées de miel ou de sirop. En général, les abeilles commencent l’hiver dans la hausse du bas, puis montent lentement vers les réserves du haut à mesure que celles du bas s’épuisent. Au printemps la chambre à couvain se trouve donc habituellement dans la hausse du haut. Alors que dans les ruches Warré les abeilles construisent de haut en bas, elles font l’inverse dans les ruches de conception Langstroth, que nous utilisons. Afin de donner plus d’espace de ponte à la reine, nous avons inversé les deux hausses à couvain. Puisque le manque d’espace pour la ponte est un des principaux facteurs d’essaimage, il s’agit d’une approche préventive.

Nous avons aussi inspecté la ruche de McGill, qui a survécu à l’hiver mais qui demeure très faible. Nous avons décidé de jumeler cette colonie à un des nucléis que nous recevrons d’ici quelques semaines, ou à un de ceux que nous créerons nous-mêmes en divisant nos ruches du Santropol Roulant. Continuez à nous suivre pour plus de détails sur les interventions à venir!

Facebook + Cultivons le Plateau

La page Facebook du Collectif d’apiculture est officiellement en ligne! Aimez-nous (s’il vous plaît) !

De plus, le Collectif partagera le kiosque du Santropol Roulant à l’événement “Cultivons le Plateau!” cette fin de semaine.

Venez nous voir! Nous serons là en matinée.

[Pour plus d’informations, consulter l’événement Facebook et le site Web de Cultivons le Plateau]

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The Collective’s Facebook page is now up and running! Please “like” us !

Also: we will share a stand with the Roulant at the event “Cultivons le Plateau” this weekend!  Drop by and say hi (we’ll be around in the morning)!

[For more info, check out Cultivons le Plateau’s Facebook event and the website.]

Unwrapping the SR Hives

Winter has finally ended, and the bees have been anxious to get back to work, collecting nectar and pollen. Here are the hives all wrapped up on the SR roof this afternoon:

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Because the temperature has been warming up, we decided to unwrap the hives today, freeing them from their heavy winter insulation. We also took the opportunity to take a quick peek inside the hive to see how they fared. Below are some photos from inside the SR-South hive:

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We cleaned out the bottom board, which was filled with bees that did not survive the winter. In the photo below, Jonathan is pointing to some dead bees with blue pollen pantaloons.

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The bees were very friendly, and I like to think they may have been excited to see us after the long winter, especially because we brought them sugar syrup. Below is one of the friendly bees hanging out on my hat:

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When we opened up the SR North hive, we found some pretty dark looking bees, that looked smaller than drones. Here’s a photo:

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Once we gave them some sugar syrup and closed up the hive, the bees got back to work collecting early spring pollen. In the photo below, you can see the yellow pollen pantaloons on the bees as they enter the SR North hive.

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Apicultural Animals

This is Boneco, a donkey who helps his owner, Manuel Juraci, tend to his beehives in the small town of Itatira, Brazil.

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This article gives more details, and rightly notes that Boneco does not really seem to like his suit…but he sure it adorable.

Also adorable is black lab Bazz, who lives in Australia, where he helps Josh Kennett sniff out American foulbrood. This article gives more details as well.

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What do you think? Should SR start to include animals in our beekeeping operations? I wonder if they ever try to eat the honey.

Calling all Beekeeping Enthusiasts!

Santropol Roulant’s Beekeeping Collective is seeking new members! We’re looking for volunteers with a broad range of knowledge, skills and interests in order to create a good mix of people to keep our hives healthy and happy.

We’re a group of beekeepers who work to support the permanence and sustainability of the beekeeping community in Montreal. To this end, we support the specific interests of beekeepers so that there’s a healthy and vibrant beekeeping practice in Montreal.

Our hives are located on the rooftop of Santropol Roulant (111 Roy East) and McGill’s Frank Dawson Adams Building.

Please click here to find out more about the collective, and click here to apply. Thanks for your interest and please feel free to forward!

Long live urban beekeeping!