Opération de déneigement

L’hiver, tout comme les apiculteurs/trices, les abeilles fonctionnent au ralenti, mais elles ne dorment pas pour autant! Lorsqu’il fait froid, les abeilles se tiennent en grappe pour se tenir au chaud, et profitent de la chaleur du centre chacune à leur tour. Elles consomment tranquillement les réserves accumulées au cours de la saison chaude – soit du miel, ou du sirop.

L'entrée d'une des ruches de McGill

L’entrée d’une des ruches de McGill

L’ennemi numéro un des abeilles pendant la saison froide étant l’humidité, on s’assure de temps à autre que les trois trous qu’on leur a laissés (entrée principale en bas, entrée auxilliaire en haut et plancher grillagé sans le plateau apinovar) sont libres de neige ou de glace afin de permettre une meilleure circulation de l’air dans la ruche.

Les ruches de McGill - avant

Les ruches de McGill – avant…

On a donc déneigé autour des ruches la semaine dernière, malgré le temps doux qui finalement tout fait fondre la neige (on avait peur que les précipitations tombent en verglas plutôt qu’en pluie). On a pu constater que les ruches sentaient bon et qu’il y avait un peu de chaleur qui en sortait.

Les ruches de McGill - après

… et après!

Tout semble en ordre! Bonne année à toutes et à tous,
Le Collectif d’apiculture du Santropol Roulant

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Création de nucléis

Lundi dernier nous avons fait ce que l’on appelle un “split” en bon franglais. Cette intervention consiste à prélever quelques cadres de couvain et de nourriture (miel et pollen) et une poignée d’abeilles sur une ruche, qu’on appelle ruche-mère (parent hive), pour la transférer dans une nouvelle hausse, le nucléi (noyau en latin) ou nuc.

La nouvelle hausse, prête à accueillir les 3 cadres de couvain et le cadre de nourriture pour créer un nucléi.

La ruche-mère (à gauche) et le nucléi (à droite).

Il y a plusieurs raisons de faire des nucléis, mais dans notre cas c’était tout simplement pour créer une nouvelle colonie et pour prévenir l’essaimage en donnant plus d’espace de ponte à la reine. Nous sommes en plein dans la saison d’essaimage et nous avons trouvé plusieurs (près d’une trentaine!) cellules royales d’essaimage. En règle générale, ces cellules sont situées en bas des cadres, alors que les cellules de remérage sont moins nombreuses et se retrouvent plutôt au centre des cadres. Nous avons pris bien soin de les détruire afin d’éviter que le tiers ou la moitié de nos abeilles décident de partir avec la vieille reine..

Supercedure cells (in the middle of the frame)

Cellules de remérage (au milieu du cadre)

Bien que ce soit le mode de reproduction le plus “naturel” de la colonie, c’est aussi une perte pour les apiculteurs et un coup de publicité négative dont nous pourrions bien nous passer. Bien que les abeilles soient extrêmement douces lorsqu’elles essaiment, la vue d’un nuage ou d’une boule de plusieurs milliers d’abeilles a de quoi effrayer ceux qui ne s’y connaissent pas.

Cellule d'essaimage (en bas du cadre)

Cellule d’essaimage (en bas du cadre)

L’âge des abeilles détermine leur rôle dans la ruche. En général, plus les abeilles sont proches du couvain, plus elles sont jeunes. Les butineuses sont donc les plus âgées de la colonie. Ce sont aussi celles qui sont le plus habituées à l’odeur de la vieille reine, et qui risquent donc d’avoir plus de difficulté à accepter la nouvelle reine qu’on introduira dans le nucléi après une courte période (24-36h) pendant laquelle on laisse le temps à la ruche de se rendre compte qu’elle n’a plus de reine. C’est pourquoi nous avons effectué notre intervention vers la mi-journée, alors que les butineuses sont à l’extérieur de la ruche. Ajoutons qu’il est mieux d’effectuer des interventions aussi invasives alors que la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur de la ruche est moindre, de façon à minimiser le stress pour les colonie.

Nous avons brossé un cadre de jeunes abeilles dans chacun des nouveaux nucléis puis nous en avons déplacé un au rucher de McGill (situé à environ 1km de là) pour éviter que les abeilles du nucléi ne retournent à la ruche-mère. L’autre nucléi est allé à une de nos membres, qui nous avait confié ses abeilles juste avant la saison froide. Vingt-quatre heures plus tard, nous avons introduit une reine fécondée fraîchement arrivée d’Api Culture Hautes Laurentides à l’intérieur du nucléi.

Le matériel dont nous avons eu besoin pour cette intervention.

Le matériel dont nous avons eu besoin pour cette intervention.

Enfin, nous avons éliminé la reine de la vieille ruche de McGill, qui avait passé l’hiver mais restait très faible. Nous avons attendu 24h puis nous en avons réintroduit une nouvelle. Une fois la reine introduite, il est recommandé d’attendre de 8 à 10 jours avant de voir si la reine a été acceptée et si elle a commencé à pondre. Nous y retournerons donc cette fin de semaine pour voir si tout a bien fonctionné!

Continuez à nous suivre, parce que bientôt nous vous parlerons de notre expédition chez Alain Péricard, du Rucher Apis, qui nous a vendu quelques nucléis qui viendront compléter notre cheptel!

Inspection des ruches du Santropol Roulant!

Lundi dernier, nous avons effectué notre première inspection de l’année. Pour certain(e)s, il s’agissait aussi de la première fois qu’ils mettaient les mains dans les ruches! Les photos que nous avons intégrées dans cet article ont toutes été prises par Jasmine Waheed, photographe professionnelle.

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Les abeilles étaient très calmes, les ruches étaient fortes (malgré un taux élevé d’infestation aux infâmes varroa destructor) et nous avons aperçu les deux reines, qui semblaient en santé. Elles sont toutes deux marquées de rouge, ce qui indique qu’elles ont été achetées l’an dernier. Les ruches dégageaient une odeur agréable et nous n’avons pas observé de signes de maladies.

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La ruche sud était nettement plus avancée que celle du nord, et presque tous les cadres étaient occupées par du couvain dans tous les stades : oeufs, larves, couvain operculé (fermé). Nous avons même assisté à quelques naissances, comme sur la photo, juste à côté du doigt de Jonathan! Cela signifie que la population de la ruche va exploser d’ici une semaine – et peut-être même avant! En effet, puisque le couvain est operculé dès le 9e jour et que les abeilles en sortent le 21e jour, il ne peut se passer qu’une douzaine de jours entre la naissance et le moment où on remarque que le couvain est operculé. Puisque nous ne savons pas quand le couvain a été operculé, il n’y a aucun moyen de savoir quand les abeilles en émergeront – cela pourrait très bien déjà avoir eu lieu! Sauf en ouvrant les ruches fréquemment, il n’est pas possible d’en être sûr(e). Toutefois, nous essayons de minimiser les interventions sur nos ruches puisque celles-ci constituent une grande source de stress pour les colonies.

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Nous hivernons nos abeilles dans des colonies de deux hausses gorgées de miel ou de sirop. En général, les abeilles commencent l’hiver dans la hausse du bas, puis montent lentement vers les réserves du haut à mesure que celles du bas s’épuisent. Au printemps la chambre à couvain se trouve donc habituellement dans la hausse du haut. Alors que dans les ruches Warré les abeilles construisent de haut en bas, elles font l’inverse dans les ruches de conception Langstroth, que nous utilisons. Afin de donner plus d’espace de ponte à la reine, nous avons inversé les deux hausses à couvain. Puisque le manque d’espace pour la ponte est un des principaux facteurs d’essaimage, il s’agit d’une approche préventive.

Nous avons aussi inspecté la ruche de McGill, qui a survécu à l’hiver mais qui demeure très faible. Nous avons décidé de jumeler cette colonie à un des nucléis que nous recevrons d’ici quelques semaines, ou à un de ceux que nous créerons nous-mêmes en divisant nos ruches du Santropol Roulant. Continuez à nous suivre pour plus de détails sur les interventions à venir!

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De plus, le Collectif partagera le kiosque du Santropol Roulant à l’événement “Cultivons le Plateau!” cette fin de semaine.

Venez nous voir! Nous serons là en matinée.

[Pour plus d’informations, consulter l’événement Facebook et le site Web de Cultivons le Plateau]

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Also: we will share a stand with the Roulant at the event “Cultivons le Plateau” this weekend!  Drop by and say hi (we’ll be around in the morning)!

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